| Vivien dadouche rêve de Création ... les pieds sur terre |
| Propos recueillis par Nelson Castellano-Hernandez |
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| Horizon croissance : Vous êtes le « créative directeur »,
comme abordez-vous cette tâche ? |
| Vivien Dadouche : En alliant l’audace, l’ingéniosité et
l’exigence pour créer une authentique
élégance intemporelle, aux étoffes nobles,
à la confection d’une rare délicatesse
et au confort réfléchi. Le chic à la
parisienne en somme. |
| VIVIANI est un concept qui décline le
sur mesure et le semi mesure, tout en
gardant une identité stylistique, renforcée
par des collections aux tirages
limités. |
| Je crois que l’uniformité tue le style. Je
voulais que les femmes puissent avoir
des vêtements et accessoires qui leur
ressemblent. Etre proche, des désirs
des clients, de leurs attentes est très
enrichissant. |
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| H.C : Où trouvez- vous vos sources d’inspiration
? |
| V.D. : Un peut partout et n’importe quand.
Un mouvement, une courbe, un détail,
les époques passées, mes rencontres,
en fait tout est susceptible de m’inspirer.
Je peux me réveiller en pleine nuit
pour gribouiller un croquis…les choses
viennent comme ça. |
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| H.C : Que pensez-vous apporter au monde
de la mode ? |
| V.D. : J’essaie de faire revivre ce
qu’autrefois faisait la fierté de notre
patrimoine. Je suis attaché aux valeurs
de la couture et du semi mesure, qui
ne s’accompagne pas d’un conventionnalisme
artistique têtu et rétrograde.
J’aime faire du moderne en respectant
l’origine même de la couture. |
| Un approche poétique de l’univers de
la femme et de l’homme Viviani en suivant
un style et contre l’uniformité. |
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| H.C : Pour quel genre de femme créezvous
? |
| V.D. : Pour une femme d’esprit, riche
d’expériences, d’une élégante féminité,
épicurienne, engagée et discrète. |
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| H.C : Qu’est - ce que le luxe pour vous ? |
| V.D. : C’est une philosophie, un art de
vivre. Le culte du beau et du rare est
une forme d’intelligence. |
| L’esprit VIVIAN I on le perçoit dans les
créations de Vivien Dadouche, mais le
business dans une maison de mode
est aussi un affaire de conception et de
gérance, nous avons voulu découvrir
pour les lecteurs l’autre coté de l’entreprise.
Pour ça nous avons abordé le
deuxième visage de la maison Viviani,
son associé Jérémy Capaldi. |
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| H.C : Au moment où certaines marques
mettent la clé sous la porte, comment
comptez-vous réussir dans votre entreprise
et pénétrer le marche du luxe ? |
| Jérémy Capaldi : Il est juste d’affirmer
qu’aujourd’hui beaucoup de marques
et grandes enseignes sont confrontées
à des difficultés de marché. Nous
constatons aussi que nous sommes
loin d’être les seuls à nous lancer dans
le luxe et que la concurrence est rude
et très intéressante. Vous parler d’une
réussite à quelle mesure ? Nous parlons
d’abord d’exister à travers ce marché.
Pour cela, nous voulons développer
des stratégies de communication
et de marketing bien ciblées. |
| Nos moyens financiers nous obligent à
mettre toute notre énergie sur certains
événements qui sont très importants. Tels
que Cannes, le festival du films policier de
Liège, l’année prochaine le concours de
jeunes créateurs de Hyères et d’autres,
qui rassemblent des médias et personnalités.
Nous n’inventons rien sur notre
façon de procéder, nous proposons
juste à des personnalités, notre travail
pour être visibles dans ces événements. |
| Les modèles proposés en prêt font
partie de nos collections, notre objectif
étant de fidéliser notre clientèle. Nous
créons de petites collections avec des
modèles uniques et des matières nobles.
La rareté de ces matières, aussi
coûteuses soient-elles, accroît notre
crédibilité face à nos clients. Nous
voulons créer et fabriquer une marque
typiquement française. Après avoir
existé, la réussite de notre développement
se fera par notre gestion rigoureuse
et notre capacité à répondre aux
besoins de cette marque et du marché.
C’est pourquoi nous gardons toujours
une activité annexe pour ne pas influer
sur les besoins de Viviani en matière
financière et prise de risque. |
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| H.C : Actuellement quels sont les principaux
problèmes que vous rencontrez pour
vous lancer dans le business du luxe ? |
| J. C. : Il existe à ce jour plusieurs problèmes
auxquels nous nous sommes
confrontés. Parlons tout d’abord d’immobilier,
nous ne pouvons présenter
nos collections n’importe où. Donc le
choix du quartier est important. Mais le
prix pour une surface de travail reste
inabordable sur Paris. Nous avons besoin
aussi d’être présent en showroom
et en boutique. Nous avons remédié à
ce problème par une vitrine internet.
C’est une des meilleures vitrines pour
démarrer, mais reste le problème du
tactile car nos clientes ne peuvent apprécier
la richesse des matières utilisées.
Ensuite l’appui bancaire qui reste
très compliqué en France. L’ouverture
des banques aux jeunes créateurs
d’entreprise reste difficile. Nous prenons
des risques qu’eux seuls ne peuvent
suivre. Beaucoup d’avantages et
de simplifications ont été données aux les entreprises à ce jour, comme la
SARL à 1 e et la SAS à 1 e, mais les
partenaires financiers sont toujours
aussi frileux face aux garanties. La
concurrence reste aussi un problème
majeur. En période de crise beaucoup
de talents se révèlent, car tout est possible
avec peu de moyens. Cela nous
concerne et pour sortir du lot nous
avons des obligations de performance
beaucoup plus réfléchies. Nous ne devons
pas seulement noyer le marché
pour nous faire connaître, nous devons
créer la différence. |
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| H.C : Quel est votre plan de promotion ? |
| J. C. : Notre plan est simple : |
1-Développement d’un atelier et un
show room.
2-Une campagne phare au sein des
festivals et soirées médiatiques.
3-La présence de notre marque dans
une ou deux boutiques de luxe parisien
et une présence importante dans la
presse spécialisée.
4-Prêt au maximum de nos collections,
pour faire apprécier l’art du styliste.
5-Développement de notre structure
pour créer l’univers VIVIANI. Ce développement
se base sur la création de
richesses, liée aux commandes réalisées,
pour structurer les idées du directeur
de la création Vivien Dadouche.
6-Création physique de la maison
VIVIANI et son développement sur
plusieurs types de marché femmes et
hommes. Collection limitée et production
de produits dérivés et accessoires
vestimentaires. |
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| H.C : Cherchez-vous des partenaires financiers
? |
| J. C. : Nous ne sommes pas ennemi de
nos intérêts, nous savons que notre indépendance
à ce jour fait notre force,
mais aussi notre faiblesse. |
| Nous avons la possibilité d’exercer
notre savoir sans avoir de pression et
d’obligations administratives et financières.
Toutefois ouvrir son capital, donner
confiance à un investisseur ne peut
que nous permettre de grandir. |
| Toute entreprise pour croître et réussir
doit savoir s’endetter et nous savons
que très bientôt nous serons confronté
à ce problème. Nous n’avons pas tous
les moyens de notre politique, c’est
pourquoi une ouverture de capital,
voire un partenariat financier sera un
facteur important de notre développement
Pour cela, mon passé de banquier
d’affaires m’a permis d’établir des formes
d’investissement qui réduiraient
les risques de nos futurs partenaires.
L’apport financier dans notre structure
pourrait donner droit à un investisseur
privé, voir une entreprise, des avantages
qui diminueraient les risques. |
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