Le tableau de bord mensuel Fidelity de la reprise économique en zone
euro poursuit sa dégradation avec le passage au rouge de 3 indicateurs sur 9 ( Crédits bancaires, volatilite des actions et ventes au détail), et le maintien de 5 indicateurs à l’orange (sentiment industriel,prix des matieres premieres, cout du fret, emission obligataire des societes et chomage). Les marchés financiers ont enregistré les réactions les plus fortes aux publications peu favorables, et exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis de la dette souveraine et de l’impact des plans de rigueur.
Selon David Ganozzi, Directeur Général de la société de gestion de Fidelity en France :
« Les statistiques économiques publiées au mois de juin ont plutôt confirmé le diagnostic d’un
plafonnement de la croissance économique, tandis que plusieurs gouvernements européens annonçaient des mesures de restrictions budgétaires destinées à éviter une aggravation de la crise de confiance. Dans le même temps, les signes d’un tassement de l’activité sont également apparus aux Etats-Unis et dans certains pays émergents comme la Chine.
Dans ce contexte, les actifs risqués comme les actions ont à nouveau accusé des baisses sévères, sous l’effet d’une hausse de l’aversion pour le risque. L’ampleur de la réaction des marchés boursiers apparaît toutefois très importante au vu de l’environnement macroéconomique actuel, et a ramené les cours des actions sur des multiples de valorisation extrêmement faibles. »
FOCUS : la confiance interbancaire
Avant la crise du crédit, les banques s\\\'étaient beaucoup entraidées pour assurer le financement de gros de leurs activités (wholesale funding) Mais après la faillite de Lehman Brothers, le doute s\\\'est installé quant à leur solvabilité. La BCE, obligée d\\\'intervenir pour injecter des liquidités sur le marché, a mis en place des prêts d’une durée d’un an qui viennent de prendre fin.
Au moment où la BCE a achevé ses opérations de refinancement initiées l\\\'année dernière, la demande pour son prêt à trois mois s’est avérée inférieure aux prévisions, indiquant un retour de la confiance interbancaire.
La BCE a interrompu ses prêts à an par crainte de rendre certaines banques dépendantes de cette solution d\\\'urgence et de créer des distorsions sur les marchés financiers. En guise de substitution, elle propose désormais d\\\'autres financements à plus court terme, comme le prêt à trois mois.
Cependant, les taux d\\\'intérêts interbancaires se sont envolés en raison des inquiétudes sur un nouveau resserrement majeur du financement, au moment où les banques s\\\'interrogent sur le risque encouru par leurs homologues face aux problèmes de dette souveraine en Europe. Le taux LIBOR euro a clôturé le mois de juin à son plus haut niveau depuis dix mois.
Le degré d\\\'alerte est extrême chez les créanciers du sud de l\\\'Europe, où les obligations intérieures détenues par les banques ont été les plus durement touchées et où les inquiétudes sont les plus fortes concernant la capacité future des États à renflouer les banques.
La BCE espère que la publication de résultats crédibles aux « stress tests » réalisés pour les principales banques
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